La déclaration de la ministre Anne Désiré Ouloto à N’douci relative au génocide wê aura fait couler beaucoup d’encre et de salive. La position du ministre de l’Assainissement et de la Salubrité a suscité de nombreuses réactions sur la toile ces deux derniers jours. S

‘’Le génocide du peuple wê n’a jamais existé’’ avait déclaré en substance la présidente du conseil régional du Cavally.

Suite à cette sortie, cadres de la région, jeunes et vieux ont exprimé leur mécontentement dans tous les canaux de communication, de son côté la presse proche de l’opposition n’a cessé d’acculer la collaboratrice du président Ouattara.

Face à ces réactions toutes azimuts, Anne Désiré Ouloto a tenu à faire des précisions sur sa déclaration qui selon elle a été mal comprise.

Lors d’une rencontre avec les ressortissants de la région à la salle de conférence du district d’Abidjan, la présidente du Conseil général a tenu à lever les zones d’ombres.

«La définition du mot génocide, le blanc qui a créé son mot lui a donné une définition. Est-ce que cette définition-là s’applique à notre cas ?», s’interroge-t-elle avant de poursuivre.

«J’ai vigoureusement et vraiment avec la dernière énergie, condamné les propos de cette dame politique qui a parlé de génocide wê à Duekoué. Peut-être que si elle avait été wê, elle aurait connu la même souffrance que j’ai ressentie quand je l’ai entendu parce que là c’est le sang qui parle qui fait saigner les cœurs. Dire à la nation que moi mes parents sont haïs par la nation. En Côte d’Ivoire on déteste les wê c’est ce que ça veut dire au point de s’organiser pour dire que c’est une race qu’on va exterminer. Qui gouvernait quand le peuple wê a été exterminé, a été tué en masse ? Il n’y a pas eu de génocide wê c’est pourquoi il ne faut pas politiser. Le peuple wê a payé très cher», a expliqué Mme Ouloto avant de poursuivre : «En ce qui nous concerne, je peux le redire parce que je l’ai vécu avec nos parents, nous avons tous pleuré, il y a eu trop de morts, même un seul wê qui aura été tué, c’est déjà inacceptable à plus forte raison dire, cent, deux cents et plus. Quel est l’enfant qui se réjouirait d’un tel sort ? Voyez-vous nous avons beaucoup pleuré dans le Guémon et le Cavally. Nous nous sommes accordés pour dire qu’il faut pardonner.

 

« On ne doit pas faire la politique avec la souffrance des autres. On sait que là ça fait mal si on touche le point-là, on va révolter les wê. On ne doit pas faire de politique avec ce sujet. Accordons-nous pour continuer de soutenir qu’il y a eu des tueries massives, des atrocités, crime contre l’humanité en Côte d’Ivoire. Les wê ont été victimes de crime contre l’humanité, c’est de cela qu’il s’agit. Ces crimes qui ont frappé le pays et le peuple wê, nous ne pouvons pas les oublier»,a-t-elle précisé.

Ce que dit le rapport de Human Rights Watch

https://www.hrw.org/fr/news/2011/04/09/cote-divoire-les-forces-de-ouattara-ont-tue-et-viole-des-civils-pendant-leur

 

Parfait ZIO