CI/Dialogue politique: Affi N’Guessan pose ses conditions

Après la rupture du dialogue politique suite aux incompréhensions relatives à la question de la reforme Constitutionnelle, le gouvernement et l’opposition ont décidé de revenir à la table des discussions ce jeudi 09 septembre sous l’impulsion Aïchiatou Mindaoudou, la représentante spéciale du SG de l’ONU en Côte d’Ivoire. Mais Affi N’Guessan pose déjà ses conditions.

Les discussions portent sur la Constitution, la situation des prisonniers et le dégel des comptes. « Notre volonté est que tous les prisonniers politiques soient libérés avant la fin de l’année.  Outre cela, l’opposition est inquiète car le gouvernement semble ne pas  avoir de date précise sur la date des élections législatives prochaines. Aujourd’hui, nous pensons qu’il est temps de mettre fin à toutes les questios liées à la crise de 2011 et de s’attaquer aux problèmes de réels pour recostruire la démocratie », a souhaité Affi N’Guessan le président statutaire du Fpi. L’ex-premier ministre a  réaffirmé la position de l’opposition sur l’ouverture du dialogue sur la Constitution afin de faire émerger une convergence de vue sur l’avenir.

A l’entame des travaux, Affi N’Guessan a annoncé le dégel des avoirs d’une dizaine de cadres et la libération de 8 prisonniers comme annoncé par la patronne de l’Onuci. Au-delà de ce geste Affi N’Guessan a demandé que les anciens hauts fonctionnaires qui ne sont plus en fonction soient nommés à des postes et réintégrés avec des hauts grades »

Dans le camp du gouvernement, on tente de rassurer l’opposition sur la volonté du pouvoir à aller à l’apaisement. « Les problèmes sont en train d’être réglés. On continue à dégeler les comptes. Bientôt, on ne parlera plus de dégel de compte », a affirmé le ministre Ahoussou Jeannot en charge du dialogue politique. Un optimiste partagé par Affi N’Guessan qui a affirmé : « le Premier ministre Ahoussou Jeannot nous a rassuré du vote du statut de l’opposition à la rentrée parlementaire en octobre ».

Rappelons que la branche radicale du Fpi dirigée par Abou Drahamane Sangaré ne prend pas part à ces discussions car exigeant un dialogue directe entre le pouvoir et le Fpi tendance ‘’Gbagbo ou Rien’’.

Dimitry Chrysostome