Les rideaux se sont refermés  sur les 3è et 14è championnats d’Afrique d’athlétisme U18 et U20. Au soir de cette compétition, la Côte d’Ivoire s’en sort avec 1 médaille d’argent (46.36m) en épreuve individuelle et deux médailles de bronze glanées aux relais 4×100. Une mince performance certes, mais qui permet à la Côte d’Ivoire de quitter les profondeurs du tableau où elle était logée en début de compétition. Au regard de la compétition et vue la prestation des athlètes ivoiriens, il existe de la bonne graine pour l’athlétisme ivoirien. La politique de détection et de formation initiée en un laps de temps par la Fédération ivoirienne d’athlétisme (Fia) devrait porter ses fruits dans un futur proche. Détectés pour beaucoup à quelques semaines des championnats, bon nombre d’athlètes des sélections U18 et U20 se sont révélés aussitôt.

 Diasso Armand (Javelot) : La révélation !

Diasso Serge Armand fait partie aujourd’hui des espoirs de l’athlétisme ivoirien. Cet athlète de 17 ans (classe de 1ère) a été le seul à avoir offert à la Côte d’Ivoire, la médaille d’argent. Avec un lancer de 46.36 mètres. Repéré par la fédération dans sa campagne de détection, l’athlète venu de la cité des Antilopes (Daloa) a mis presque tout le public d’accord sur son talent. A côté de Diasso Armand, il y a également Kouassi J. Koffi. L’autre athlète du javelot a manqué de peu le podium (classé 4è avec 42.50 mètres, il a fini à moins d’un mètre du 3è). Mais sa prestance, sa posture et son envie de vaincre feront de ce cadet, un champion en puissance.

Les équipes de relais : De vraies gazelles en devenir

Le relais était presqu’en perte de vitesse en Côte d’Ivoire. Grâce à la politique de ‘’résurrection’’ mise sur pied par le comité fédéral, la Côte d’Ivoire a pu former deux équipes de relais 4×100.  Aussi bien au niveau des filles que chez les garçons (U20), les athlètes ont donné le meilleur d’eux-mêmes. Jusqu’à remporter la médaille de bronze. Les spécialistes de l’épreuve s’accordent à dire qu’un suivi réel des relayeurs Ivoiriens devrait permettre au pays, de flamber dans cette épreuve lors des grands rendez-vous à venir.

Ayé Boni Elysé : ‘’Le marteau’’ comme spécialité

C’était un nouveau visage et une curiosité pour les Ivoiriens dans les championnats. Ayé Boni Elysé, est venu de Busto Arsizio, ville d’environ 83.000 habitants, située dans le nord-ouest de l’Italie, près de Milan. Reconnaissable par sa forte corpulence (98kg) et sa taille moyenne (1m73), il a tenu tête aux expérimentés Egyptiens et sud-africains. Avant de flancher dans sa dernière tentative à 51. 08m. Partie de la Côte d’Ivoire en 2015 pour l’Italie, Ayé Boni Elysé a intégré une école. Où, il se lance dans un premier temps dans le basket. Mais, vite il se rebiffe pour faire de l’athlétisme. Cette fois, c’est le lancer de poids qu’il embrasse. Bien qu’il ne soit si mal dans cette épreuve, il est aussitôt repéré par Jean Mario, son coach. Ce dernier lui conseille de se mettre au « Marteau ». Puis, il lui enseigne les rudiments de cette spécialité. Le coach a eu le nez creux en réalité. Puisque, pour sa première compétition en 1ère année en Italie, Ayé Boni Elysé réalise une performance de 35 mètres. En 2è année et pour sa 2è compétition, le jeune athlète ivoirien fait 45 mètres. Il récidive sa performance chez les cadets. Où, il fait 49 m et par la suite un peu plus de 58 mètres. Boni Ayé, ne monte pas sur le podium à Abidjan, mais avec une assiduité dans la formation, il pourrait faire valoir des lauriers à la Côte d’Ivoire bientôt. Surtout qu’il a les germes d’une famille de champions. Son grand père, Jacques Ayé, fut un célèbre athlète ivoirien. Ayé Boni est également petit-fils du formateur Anthony Koffi, coach de Ta Lou.

Oré Christelle Roxane (200m) : l’étoile montante

Filiforme et rapide, Oré Christelle Roxane a épaté plus d’un spectateur par son aisance et sa technique. L’athlète de moins de 20 ans est monté sur le podium lors des ½ finales (3è, 24.56). Avant de pécher par inexpérience en finale face à des nigérianes et sud-africaines mieux rompues à ce genre de compétition. Finalement, la jeune sprinteuse ivoirienne s’est classée 5è (24.65). Avec un encadrement idoine, ça devrait être une bombe des pistes.

Adou Ama Sonia et Coulibaly Alimatou : Les bonnes graines au Steeple

La Côte d’Ivoire a aligné des athlètes sur certaines épreuves dont elle entend faire la promotion. Adou Ama Sonia (U20 filles) et Coulibaly Alimatou (U18 2000 m steeple filles) ont concouru face à des kényanes, éthiopiennes et ougandaises dont la spécialité reste le ‘’steeple’’. A défaut de gravir les trois premières marches du podium, les deux ivoiriennes ont terminé la course la tête haute. Adou Ama (13.31.15) et Alimatou (9.41.41) ont montré de réelles espérances en des lendemains meilleurs dans cette épreuve d’obstacles. Outre ces athlètes qui constituent de véritables viviers pour l’athlétisme ivoirien, il faut compter dans les années à venir, avec Koné Ariane Léila, Koné Ariane (lancer de Poids), Atoungaté N’zetou et Kamagaté Soualio, Guéi Gondo (triple saut), N’da Kouassi Blédja, Kodjo Gnanzou (sprint). Les championnats d’Afrique U18-U20 auront été une expérience enrichissante. Reste à bien encadrer ces jeunes, mettre les moyens à leur disposition et à leur inculquer le savoir nécessaire pour leur éclosion.

Parfait ZIO