Plus rien ne va à l’école. Les enseignants de la Coalition des syndicats du secteur éducation et formation de Côte d’Ivoire ne décolèrent pas. Il y a maintenant plus de deux semaines que les cours sont perturbés  sur l’ensemble du territoire national.

A l’intérieur du pays les enseignants ont suivi la grève à 95%. A Abidjan les enseignants grévistes ont réussi à fermer plusieurs établissements primaires et secondaires.

Joint au téléphone, le porte-parole de la plateforme de revendication des enseignants du secondaire et du primaire, Pacôme Attaby a été formel. Selon lui, les enseignants sont prêts à aller à une année blanche.

« Nous entamons ce jour notre troisième semaine de grève. Nous sommes tous prêts à aller jusqu’à l’année blanche. La tendance est sans appel, l’Assemblée adopte la reconduction immédiate de la grève. La grève se poursuit jusqu’à nouvel ordre. Pour le mois de janvier qui vient de s’achever, une ponction a été faite sur les soldes des enseignants grévistes, estimée à «30.000 Fcfa, 50.000 Fcfa et d’autres plus de 70.000 Fcfa. Cette fois rien ne pourra nous freiner. Le gouvernement fait la sourde d’oreille. Tant qu’il n’y aura pas un cadre de discussion ouvert par le gouvernement nous continuerons notre mouvement de grève »,a-t-il déclaré avant d’ajouter que les intimidations effectuées sur certains enseignants dans les établissements de l’intérieur du pays ne les font pas peur. « Ce ne sont pas les ponctions sur nos salaires qui nous feront reculer. S’il n’y a pas d’indemnités de logement, il y aura une année blanche », a-t-il lancé.

Il ajoute par ailleurs «  Les enseignants du primaire et ceux du premier cycle du secondaire en Côte d’Ivoire ont 40.000 Fcfa d’indemnité de logement, tandis que ceux du second cycle de l’enseignement secondaire ont 50.000 Fcfa.

Pour tous les enseignants du secondaire, tout grade confondu, nous demandons 180.000 Fcfa d’indemnité de logement et pour les enseignants du primaire, nous demandons 120.000 Fcfa sans indexation »,martèle-t-il.

C’est clair cette situation délétère aura un impacte négatif sur le rendement des élèves en classe d’examen. Kandia Camara, ministre de l’Education nationale et son cabinet doivent mettre en place une place de discussion  afin de trouver une solution durable avec les enseignants grévistes. A en croire le porte-parole Pacôme Attaby, la trêve sociale signée par des plateformes syndicales il y a plus d’un an,   ne les concerne pas. « J’ai toujours dit que la trêve sociale ne concerne que ceux qui l’on signé. Nous sommes engagés à lutter pour l’amélioration des conditions de vie des enseignants »,a-t-il mentionné.

Parfait ZIO