Invité de la première tribune du Comité des Médias pour la promotion de l’athlétisme en Afrique de l’Ouest (COMPAAO), ce vendredi 8 mai 2020, Hamad Kalkaba Malboum, président de la Confédération africaine d’athlétisme (CAA) est intervenu sur le thème « La CAA face à la pandémie Covid-19 ».

Lors de cette conférence virtuelle, le président a pris le soin de répondre aux attentes de tous les journalistes se trouvant dans plusieurs pays. Relativement aux impacts du Covid-19 sur les activités de la CAA, le patron de l’athlétisme africain a signifié qu’il était important de mettre fin aux compétitions prévus et se conformer aux mesures barrières prises dans des pays respectifs. Avec cette situation, le président Kalkaba a trouvé que la Caa n’était plus capable d’organiser de compétitions.

L’accompagnement des athlètes…

Sans  langue de bois, le Chef de l’athlétisme africain a été catégorique sur certaines sujets, notamment, l’accompagnement des athlètes dans cette crise sanitaire. Selon lui, la Confédération africaine d’athlétisme (Caa) ne dispose d’aucun moyen pour accompagner les athlètes dans cette période de pandémie Covid-19 « Nous n’avons pas de ressource particulière au plan financier pour accompagner ces athlètes. Ce que nous demandons aux athlètes c’est de respecter les mesures barrières dictées par leur différents pays pour qu’ils soient à l’abri de la maladie. Il ne faut pas que nos athlètes soient atteints du Covid. Cependant au niveau mondial, la fondation world athlétics a mis en place un fond de solidarité de 500 mille dollars pour aider les athlètes professionnels », a-t-il précisé.

Point d’honneur sur la Côte d’Ivoire

Sur la question de la création des centres d’entrainements dans les pays membres de la Confédération africaine d’athlétisme (Caa), Hamad Kalkaba Malboum a été très clair. Il a exhorté chaque fédération à compter sur elles-mêmes comme le font le Maroc et celle de l’Ethiopie et certains pays africains.

Sans faux fuyant, le président de la Caa appelle la Côte d’Ivoire à suivre les pas de ces pays pris pour exemple « Au niveau national les fédérations doivent pouvoir mettre en place des structures d’entrainements de haut niveau. Cela se passe en Ethiopie au Maroc. Les pays qui pensent que l’athlétisme est une opportunité pour la visibilité de la nation doivent pouvoir investir. Ils doivent mettre en place des centres appropriés. Je fais allusions à la Côte d’Ivoire. Elle ne peut pas avoir tous les grands athlètes sans créer de grands centres d’entrainements pour perpétuer la victoire ».

Il invite par ailleurs, les différents ministères des Sports à inclure dans leur budget une ligne budgétaire pour la création des centres d’entrainements.

La formation des journalistes abordée

Lors de ce premier numéro de la tribune du Comité des médias pour la promotion de l’athlétisme en Afrique de l’Ouest (COMPAAO), le patron de l’athlétisme africain a fait la promesse d’aider les journalistes sportifs qui œuvrent pour la promotion de l’athlétisme en Afrique. Le président compte encourager des projets de formation des journalistes à travers les associations dont le COMPAAO « Les journalistes, on a toujours une bonne relation. On a toujours organisé des formations, des séminaires pour qu’ils puissent mieux connaitre notre sport (l’athlétisme). Nous allons continuer dans ce processus à la fois au centre de l’athlétisme qui existe à travers le continent. Mais nous voulons aussi envisager dans le cadre de votre organisation (COMPAAO) une possibilité d’organiser des séminaires à l’intention des journalistes passionnés de l’athlétisme », a-t-il dit.

Anicet Zio, président cette association n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction pour cette bonne nouvelle que vient d’annoncer le patron de l’athlétisme africain « Nous sommes très heureux de cette décision du président Hamad Kalkaba. Nous promettons de redoubler d’effort afin que l’athlétisme soit un sport pratiqué par toute la jeunesse africaine », a-t-il promis.

Les compétitions reportées, les pays organisateurs restent à la barre

 

En ce qui concerne les compétitions reportées en raison du coronavirus, le président de la CAA rappelle que les pays initialement désignés pour abriter les dites compétitions conservent l’organisation. En effet, Lomé (Togo) garde l’organisation du Championnat d’Afrique du Cross-country qui aura désormais lieu en mars 2021. De son côté, Alger (Algérie) conserve l’organisation des Championnats d’Afrique des Nations qui va entrer dans le circuit de qualification pour les Jeux Olympiques d’autant plus que la date limite de qualification pour les JO est le 29 juin 2021. « Du coup les championnats d’Afrique d’athlétisme auront probablement lieu un mois avant les jeux olympiques afin de permettre à ceux qui cherchent encore la qualification de le faire»,explique le président.

Plusieurs journalistes Africains ont pris part à cet entretien virtuel. Et cela a marqué un grand engouement.

Parfait ZIO