Un Atelier de réflexion stratégique et de la Phase 2 du projet SWEDD (SWEDD 2) s’est ouvert le lundi 3 février 2020, à l’Hôtel Palm Club d’Abidjan, sous l’égide de Professeur Mariatou Koné, Ministre de la Solidarité, de la Cohésion sociale et de la Lutte contre la Pauvreté de Côte d’Ivoire.

les acteurs de ce projet venus de l’Afrique subsaharienne, ils ont mené des réflexions sur plusieurs sujets concernant les populations dans les différentes zones du continent. Il s’agit notamment, de l’autonomie de la femme, de mariage des enfants, les grossesses précoces, la déscolarisation des filles. Ces experts réunis  ont mis en œuvre des programmes s’adressant aux adolescentes, âgées de 10-19 ans et aux femmes permettant d’améliorer les compétences de vie et les connaissances en santé sexuelle et reproductive ; de garder les filles à l’école, et accroître les possibilités économiques.

Selon le professeur Babacar Fall, consultant à l’Ufpa, à travers ce projet, nous avons pour objectif de faire la quantification des couches vulnérables dans les différents pays.  »Nous voulons arriver à dégager le focus sur la vulnérabilité des jeunes filles, des adolescentes. ici nous parlons des adolescentes vulnérables dont l’objectif est de faire avec elle le parcours de lutte de la vulnérabilité pour les emmener à l’autonomie. Pour arriver à un tel résultat il est important de baser sur un certain nombre de principes bien structurés. il faut bien d’abord bien fixer le focus sur les adolescentes. Il faut identifier tous les programmes complémentaires en relation avec la question de la santé, entrepreneuriat, l’autonomisation des femmes et les emplois des jeunes.   C’est sur la base de la prise en compte  de l’existent que le Sweed s’est attelé à dégager  les axes prioritaires en fondant sur le principe de la consolidation et de l’innovation. »,a-t-il relevé.

Il continu pour dire qu’il y a eu des résultats.  »Nous sommes arrivés à des ébauches de programme pour chacun des neufs pays. Ces ébauches de programmes sont constitués en trois domaines. La disponibilité des axes prioritaires avec des projets innovants. Il nous faudra un tableau des résultats harmonisés, révisés qui mettent l’accent sur le nombre de bénéficiaires pour chacune des activités. Une feuille de route a été adopté. Les documents doivent être finalisés à la date du 16 février 2020. »

Pour l’Imam Koné Arouna, président  du conseil d’administration de l’alliance des religieux pour la santé intégrale, la réduction du projet est salutaire.  »C’est un projet qui éveille les conscience sur la place de la femme. Jusqu’aujourd’hui, les préjugés et les poids socio-culturels font que la femme n’arrive pas à jouer son rôle. Pourtant elle fait partie des acteurs du développement. Il faut lui donner toute sa place. Sur les questions de santé sexuelle et reproductive nous voulons une populations saine. Notre ignorance à cela est en train de tuer beaucoup de nos fidèles. Nous notre rôle c’est la sensibilisation dans nos lieu de cultes. Sur les questions dites tabous, tels que l’excision, nous expliquerons aux fidèles les conséquences néfastes de cet acte. C’est notre rôle au sein du Sweed. »a mentionné l’homme de Dieu.

Le SWEDD est devenu une plate-forme pour les décideurs politiques, les chefs religieux et autres leaders d’opinion pour traiter des sujets considérés comme sensibles dans la région. Avec l’appui financier de la Banque mondiale et l’appui technique conjoint du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et de l’Organisation Ouest-Africaine de la Santé pour une durée initiale de quatre ans, les pays membres du SWEDD ont fait des progrès substantiels. Malgré la diversité de leurs besoins, les pays ont apprécié le modèle d’assistance technique mis en place et coordonné par l’UNFPA. Une assistance qui a permis de favoriser les échanges d’expériences, la mutualisation des compétences et l’intégration sous régionale.

L’atelier a refermé ses portes à Abidjan le mercredi 5 février 2020.

 

Parfait ZIO