L’ex-Président Laurent Gbagbo n’est pas le commanditaire du bombardement de la base militaire française de Bouaké en 2004, selon Maître Jean Balan, l’un des avocats des familles de victimes.
« Même dans le dossier, il résulte totalement que, dès le début, absolument dès le début, il savait pertinemment que ce n’était pas Gbagbo qui avait donné l’ordre. Ce qui est absolument sûr, c’est que les autorités françaises du gouvernement de l’époque, elles ont absolument tout fait d’une manière concertée, organisée -ce n’est pas moi qui le dis, c’est la juge d’instruction qui le dit- elles ont fait en sorte que l’enquête judiciaire ne puisse pas prospérer depuis 2004, et ça a continué par la suite », a-t-il indiqué lors d’un entretien accordé au média français RFI.
Selon l’avocat, ce sont les autorités françaises qui ont orchestré cette machination pour éjecter Laurent Gbagbo du pouvoir,
« Donc ils avaient envisagé très clairement de se débarrasser de Gbagbo. Maintenant, si quelqu’un a sauté le pas en bombardant le camp de Bouaké tout simplement pour avoir un prétexte pour faire un coup d’État militaire, c’est un pas que je franchis, je le franchis parce que sinon il n’y a absolument aucune logique dans ce bombardement », a ajouté M. Balan.

MYNA