A l’occasion de la célébration du 11ème anniversaire du Centre National de Théâtre et de Cinéma Chrétien (CNTCC) prévue ce dimanche 28 mars, le fondateur dudit centre fixe les enjeux de cette activité en marge de la journée mondiale du Théâtre. Dans cette interview, le pasteur Samuel Oba livre ses ambitions également.

 

Quel est l’objectif principal visé par cette activité du 28 mars

 

Pasteur Samuel Oba : Nous voulons exposer sur l’importance de l’art en milieu chrétien. Il est plus qu’important aujourd’hui que l’animation culturelle naisse et renaisse dans les églises.

 

À quoi doit-on s’attendre à cette activité?

 

Pasteur S.O : C’est un moment de reconnaissance à l’Eternel pour son soutien durant onze ans de travail. Nous voulons juste dire merci à l’Eternel de nous avoir confié ce mandat et cette lourde responsabilité des arts chrétiens.

 

Comment se porte le théâtre en Côte d’Ivoire ?

 

Pasteur S.O : Le théâtre en Côte d’Ivoire, renait des cendres. Le théâtre ivoirien, ne mérite pas ce que nous voyons aujourd’hui. Mais Il y’a  de l’espoir quand nous scrutons l’horizon. iL y a beaucoup de raisons d’espérer. Puisque nous avons des écoles de formations de qualité comme L’ INSAAC au département de l’Ecole National de Théâtre et Danse, aujourd’hui ESTCA (Ecole Supérieur de Théâtre du Cinéma et de l’Audiovisuel), qui organise chaque vendredi à la salle mythique Bitty Moro un spectacle. Avec 1000frs, 2000frs vous pouvez regarder un spectacle de qualité. Autre espoir, ce sont les rencontres théâtrales d’Abidjan ( RETHAB ) organisées par le CNAC ) avec notre très cher maitre Kouaho Liazere Elie. Également les tournées de sensibilisation de notre très cher maitre DTV ( Diallo Ticoually Vincent). Enfin notre recherche  et expérience mise à la disposition des troupes théâtrales, c’est à dire le retour à l’école, le théâtre scolaire, collège, et universitaire. L’enseignement du théâtre comme une discipline autonome. Nous ne sommes pas loin de notre objectif, et champ de missionVotre regard sur l’art en milieu chrétien ?

 

Pasteur S.O : En  milieu chrétien, l’art est su, mais pas pratiquer dans sens du terme. L’art, ne se résume pas à la musique, tous les chrétiens en majorité résument l’art à la musique. Le cinéma, la danse, l’art plastique, le théâtre, le cinéma, les medias dans toute leur composante sont des sous-branches de l’art en général, et en particulier de l’art chrétien. J’encourage le corps du Christ à s’y approprier.

Vos ambitions ?

Pasteur S.O : Nous travaillons pour que la pièce intitulée « Quand le fidèle devient infidèle tirée de 2samuel 11, 12 et 13 qui fut  l’objet de ma soutenance soit mise à la disposition des troupes théâtrales pour des formations pratiques et des compétitions inter- communauté. Nous œuvrons pour faire jouer cette pièce en langue maternelle ( Ebrié ). Nous voulons réaliser cette pièce en film avec des acteurs inter-communauté. Susciter de nouveaux talents dans le domaine des arts, en particulier dans le théâtre. Nous nous fixons 5 ans, pour former dans le théâtre (des metteurs en scène, des scénographes, des régisseurs son et lumière, des spécialistes en diction et prise de parole en publique, des maquilleurs, des comédiens, des dramaturges, des spécialistes en expression corporelle, en mime etc .) Nous voulons créer un festival du théâtre et du cinéma chrétien dans les régions, pour détecter les talents sur toute l’étendue du territoire. Enfin, nous travaillons à  l’apparition de mon livre sur l’origine du théâtre en Afrique, le cas de la Côte d’Ivoire de 1920- 2021.

Votre mot de fin

 
Pasteur S.O : Nous voulons lancer un appel au gouvernement. Les maître Guedeba Martin, Bitty Moro, Bienvenue Neba, Attawa Mathieu, Ignace Allomo, Diallo Ticoually Vincent , Adje Daniel , Sidiki Vakaba , Andrienne Koutouan, Leonnard Groguet, pour ne citer que ces quelques noms..ils sont nombreux, ceux et celles qui ont fait les beaux jours du théâtre ivoirien. C’est de leur vivant qu’il faut reconnaître leur mérite, et non à titre posthume. A tous ces champions viennent s’ajouter le collège des humoristes en Côte d’Ivoire. Nous même en tant que centre ne recevons rien de l’état, ni du ministère de la Culture et de la Francophonie comme subvention pour nous motiver et continuer la recherche. Nous tendons la main à qui veut nous offrir des dons de tout genre. .l’Eternel se chargera de bénir les bienfaiteurs.

Que tous ceux et celles qui croient à la vision du CNTCC nous rejoignent et adhèrent aux nobles projets. Nous voulons faire reculer d’un bond le chômage et la pauvreté par l’art et la culture. Nous voulons en faire un grand moyen d’évangélisation et de salut des âmes égarées. J’appelle mes collègues pasteurs à ouvrir leur église aux métiers de l’art, et créer de l’animation culturelle dans nos assemblées.

Aux professionnels du métier du théâtre en Côte d’Ivoire, en Afrique et dans le monde, retrouvons nous sur une plate-forme, pour conjuguer nos réflexions ensemble. Il faut rendre le théâtre autonome en tant que discipline à enseigner au même titre que le français, les mathématiques, l’histoire, la géographie. Nous avons été formés pour cela. En Côte d’Ivoire. le CFPAC dédié aux arts dramatiques existe pour cela (Centre de Formation Pédagogique des Arts et Cultures)

Sercom