CI/ Présidentielle 2020: Cissé Bacongo explique pourquoi Ouattara ne sera pas candidat

Invité des Rendez-vous du quotidien ‘’l’Expression, ce jeudi 20 octobre 2016, ‘’, Cissé Bacongo, membre du comité d’experts en charge de l’élaboration du projet de nouvelle Constitution, a tenu à réaffirmer la volonté du chef de l’Etat de doter la Côte d’Ivoire d’une nouvelle loi fondamentale forte.

« Cette nouvelle Constitution viendra tourner définitivement la page de vingt  années  marquées par une profonde crise qui a défiguré la Côte d’Ivoire. Avec cette nouvelle Constitution, c’est la Côte d’Ivoire qui sera réinventée avec un Ivoirien nouveau. C’est un nouveau contrat social entre les enfants d’un même pays », a expliqué Cissé Bacongo,ancien ministre de la Fonction publique, et conseiller du Chef de l’Etat Alassane Ouattara.

A en croire Cissé Bacongo, la Constitution de 2000 comporte des dispositions qui visent certaines personnalités politiques. « La limite d’âge, les conditions d’éligibilité avaient pour but de barrer la route à certains candidats. Aujourd’hui, Alassane Ouattara veut une Constitution impersonnelle », a-t-il  indiqué.

S’agissant des accords de Marcoussis, l’invité de  l’Expression dira : «  les accords de Marcoussis prévoyait la modification de l’article 35. Mais le chef de l’Etat a jugé bon de mettre en place une nouvelle Constitution qui prend en compte les questions de justice, d’égalité, de foncier et surtout de stabilité et cela il ne l’a jamais caché». Selon le conférencier,  avec la création d’une vice-Présidence, la question de succession ne se pose plus.  Car en cas de vacance du pouvoir, le vice-président devra terminer le mandat et organiser les élections, ce qui n’est pas le cas en ce moment ».

Relativement aux accusations de l’opposition qui soupçonne Alassane Ouattara de se tailler une Constitution sur mesure pour s’éterniser au pouvoir, Cissé Bacongo s’est voulu clair : « la Constitution actuelle ou la nouvelle ne permettent pas au chef de l’Etat de briguer un troisième mandat car les textes sont clairs. Le chef de l’Etat ne peut  faire que deux mandats en conformité avec l’article 35 nouveau ou ancien, cette disposition reste inchangée et s’applique à Alassane Ouattara. Aussi, il faut que le Fpi arrête de penser que la  Vice-présidence sera  un poste de copinage ou d’arrangement ».

Dimitry C.