Depuis le début de cette année 2020, un virus traumatise le monde. Jamais le monde n’a été aussi ébranlé par un tel événement. L’on estime à 4 milliards le nombre de personnes obligées de rester à la maison. D’un court délai dans un premier temps, tous les gouvernants ne cessent de prolonger le confinement. Les pays développés qui jadis, sont épargnés par de nombreuses pandémies sont cette fois attaqués en plein front par le virus.

Cette situation décrite montre que notre monde n’est pas aussi à l’abri des catastrophes comme, de nombreux scientifiques nous le font croire. Le monde observe à travers cette impuissance que ce ne sont pas les grattes ciel, les boulevards, les monuments et l’armement qui sont l’essentiel. Les tares de ce monde sont mises à nu par ce virus qui a fait plus de 150000 morts en quelques mois.

Face à ce diagnostic qui fragilise l’environnement économique et social des pays développés, de nombreux experts et notamment l’organisation mondiale de la santé ne vendent pas cher la peau du continent Africain. En effet, le commun des mortels peut penser ainsi : Comment un continent moins avancé pourra t’il faire face à une pandémie qui met à genoux les pays développés ? A cette question qui scientifiquement est justifiée par l’insuffisance des équipements sanitaires et la vie sociale même en Afrique, tout être  pourrait être tenté d’épouser la thèse de chaos en Afrique prédite par les experts de tout genre.

Cependant, l’évolution humaine obéit une règle qui veut que, tout changement ou développement naisse après une épreuve. Et loin d’être pessimiste, cette pandémie pourrait être une opportunité pour l’Afrique de faire le bilan de ses investissements, de les réorienter au besoin et de promouvoir des initiatives locales.

Le coronavirus nous montre de plus en plus que le monde n’est pas solidaire comme, les grandes puissances nous font croire. Nous assistons à un ‘’sauve qui peut’’ de chaque nation. L’on peut citer, le rachat par les Etats Unis des masques commandés par la France et les détournements des équipements médicaux de certains pays par d’autres.

Pour faire face à cette situation où chaque nation doit trouver des solutions endogènes, l’Afrique est invitée à saisir au bon cette opportunité pour lancer et développer une industrie locale. Les matériels et médicaments nécessaires à la lutte contre le virus peuvent être fabriqués localement. Ainsi, les industries locales de fabrication de seau de lavage de main et de robinet rivalisent de créativité pour proposer des articles de qualité accessibles à toutes les bourses

Les couturiers s’organisent pour créer des groupements en vue de produire des masques sans oublier des usines de textiles qui sont aussi sollicitées

En côte d’ivoire le gouvernement autorise deux entreprises locales à fabriquer et commercialiser la chloroquine et du paracétamol

D’autres voix s’élèvent pour le soutien à la filière riz pour une auto suffisance en riz en Côte d’Ivoire

Des structures de fabrication de gel hydro alcoolique se formalisent toujours en Côte d’Ivoire

La fabrication de respirateurs est effective au Sénégal pour ne citer que ces deux pays

Loin d’être un effet de mode, l’Etat ivoirien doit aller loin pour recenser toutes ces entreprises et initiatives locales pour leur offrir un accompagnement enfin de constituer ainsi une industrie locale pérenne créatrice d’emplois et de richesses nationales.

Notre but est d’encourager le gouvernement ivoirien et à travers lui les gouvernements Africains à aller plus loin en profitant de l’effet ‘’Chacun pour soit’’ pour fabriquer des équipements médicaux à moindre coût, promouvoir la médecine locale appelée médecine traditionnelle, enregistre et aider à la formalisation les entreprises locales, transformer localement de nombreux produits agricoles, et modifier en profondeur nos systèmes de santé, voire les systèmes économiques. Il faut bien noter qu’au delà de la crise sanitaire, le covid-19, met à rude épreuve toutes les économies du monde.

Désiré ADON

Entrepreneur Agricole-Coach-Directeur d’ONG

Promoteur de l’économie du bien commun en Côte d’Ivoire