Coopération Côte d’Ivoire-Burkina: Duncan appelle à « relancer la machine »

Les échanges globaux entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso ont connu une légère baisse en 2015 pour se situer à 231 milliards de FCFA, a déploré jeudi à Yamoussoukro, le premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan, appelant à « relancer la machine ».

Le premier ministre Kablan Duncan s’exprimait à l’occasion d’un conseil conjoint de gouvernement de la 5e conférence au sommet sur le traité d’amitié et de coopération entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.
« Le Burkina Faso figure parmi les dix premiers clients de la Côte d’Ivoire. Cependant, selon nos données statistiques, nos échanges globaux en 2015 ont connu une légère baisse pour se situer à 231 milliards de FCFA. Cependant, il est à souligner que la période de 2011 à 2014 avait plutôt été caractérisée par une hausse constante, de 165 milliards de FCFA à 290 milliards de FCFA, avec respectivement 177 Milliards de FCFA en 2012 et 223 Milliards de FCFA en 2013», a déclaré Kablan Duncan.

« La légère baisse enregistrée dans nos échanges en 2015 nous interpelle donc sur la nécessité de « relancer la machine » et de redynamiser notre coopération », a souhaité le premier ministre ivoirien.
S’exprimant à la suite de son homologue ivoirien, le Premier ministre Burkinabé Paul Kaba Thieba s’est félicité des initiatives déjà prises pour mobiliser les investisseurs autour de ce projet intégrateur entre les deux pays.
Toutefois, a insisté Kaba Thieba, la Côte d’Ivoire et le Burkina doivent« redoubler d’efforts et de détermination pour conduire à terme les multiples chantiers ouverts dans le cadre de notre traité et dont l’objectif est de le développement de nos deux pays et l’épanouissement des peuples ivoirien et burkinabé », a-t-il dit. Sur la lutte contre le terrorisme, M. Thieba a appelé à une conjugaison des efforts afin de venir à bout de ce fléau.

« Il appartient à nos deux gouvernements de conjuguer leurs efforts pour faire face aux nouveaux défis auxquels ils sont confrontés. Il s’agit en particulier de la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière qui entravent nos efforts de développement ».
A noter que la coopération entre la Côte d’Ivoire et le Burkina couvre aujourd’hui des domaines variés comme les infrastructures routières et ferroviaires , l’énergie et les mines, la coopération politique, la diplomatie et l’intégration régionale, la défense et la sécurité , la coopération administrative et transfrontalière…

Fulbert YAO