C’est officiel, la France a lâché l’ex homme fort de la Rébellion ivoirienne Guillaume Soro.
Depuis la publication vendredi 20 novembre 2020 de l’interview accordée par le Président français Emmanuel Macron à Jeune Afrique, la sphère politique est en ébullition.

Le Président français Emmanuel Macron a indiqué que la présence de l’ex-chef du Parlement ivoirien Guillaume Soro n’est plus souhaitée dans son pays, après l’appel à l’insurrection qu’il a lancé le 4 novembre dernier.
« Je crois qu’il n’est plus en France pour en parler. Nous ne souhaitons pas qu’il mène des actions de déstabilisation depuis le sol français. (…) Il n’a pas à créer le désordre et sa présence n’est pas souhaitée, sur notre territoire, tant qu’il se comportera de cette manière », a indiqué M. Macron.

Trouvant même des circonstances attenuantes au Chef de l’Etat Alassane Ouattara, il a invité ce dernier à privilégier le dialogue avec les membres de l’opposition avec à leur tête Henri Konan Bédié ?
« Il (Alassane Ouattara) a lui-même hésité à introduire une limite d’âge dans la Constitution. Je pense vraiment qu’il s’est présenté par devoir. Dans l’absolu, j’aurais préféré qu’il y ait une autre solution, mais il n’y en avait pas », a-t-il expliqué.
De son côté le leader de Génération et peuple solidaires n’a pas tardé à répondre à l’uppercut du chef de la République en marche dans un tweet.
« J’ai lu les propos du Président Emmanuel Macron me concernant. Je ne les commenterai pas. L’Europe demeure un espace de liberté variable. Je continuerai à m’opposer au viol de la constitution de mon pays de toutes mes forces. », a déclaré M. Soro.

Lâché par la France d’où il motivait ses troupes restées en Côte d’Ivoire et menait ses activités politiques, que fera-t-il désormais ?

Quelle Nation acceptera de l’accueillir en cette période où son passé de rebelle lui colle à la peau plus que jamais surtout après la sortie d’Emmanuel Macron.

MYNA