Le Parquet national financier avait requis quatre ans de prison, dont deux avec sursis, à l’encontre de l’ex-chef de l’État. Son avocate plaidait la relaxe.

Dans l’affaire des « écoutes », l’ancien président Nicolas Sarkozy a été déclaré coupable de corruption et de trafic d’influence par le tribunal correctionnel de Paris, qui rendait son jugement ce lundi 1er mars.
Il est condamné à trois ans de prison, dont un an ferme. Nicolas Sarkozy devient ainsi le deuxième ancien président condamné sous la Ve République, après Jacques Chirac en 2011 dans l’affaire des emplois fictifs de la ville de Paris. Le tribunal correctionnel a estimé qu’un « pacte de corruption » avait été conclu entre l’ex-président, aujourd’hui âgé de 66 ans, son avocat Me Thierry Herzog et l’ancien haut magistrat Gilbert Azibert, également condamnés à trois ans de prison, dont un ferme.

Le 8 décembre, le Parquet national financier (PNF) avait requis contre l’ex-président quatre ans d’emprisonnement, dont deux ferme, estimant que l’image présidentielle a été « abîmée » par cette affaire aux « effets dévastateurs ». Nicolas Sarkozy était accusé d’avoir tenté d’obtenir en 2014, par l’entremise de Me Herzog, des informations secrètes auprès de Gilbert Azibert, alors haut magistrat, dans une procédure concernant la saisie de ses agendas en marge de l’affaire Bettencourt. Des informations qui devaient être délivrées par le magistrat en échange d’un coup de pouce pour un poste de prestige à Monaco.

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