Diplômé de l’Institut national polytechnique Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, Yao Koffi Mathieu, chef d’une entreprise de la place veut accompagner l’Etat de Côte d’Ivoire dans l’installation des usines de traitement du Cacao, de l’hévéa et de plusieurs matières premières.

Que proposez-vous pour le développement industriel de la Côte d’Ivoire ?

Je suis dans le domaine de prestations de services Industriels. Je veux faire de ce secteur un pôle d’insertion et de promotion de l’industrialisation de la Cote d’Ivoire. Nous ne voulons plus que l’Etat fasse appel à des bureaux d’études d’extérieur.

Notre pays a des bureaux d’études compétentes. Capables de faire la transformation et le traitement de nos produits agricoles. Tels que le cacao, l’hévéa et le palmier huile etc… Jusque-là la Cote d’Ivoire ne dispose pas d’entreprise pour accompagner des prometteurs. Nous travaillons actuellement sur une usine de Cacao qui sera basée à San Pedro.

C’est un promoteur qui a besoin d’accompagnent et nous nous sommes mis à son service pour ce projet voit le jour afin de soulager les agriculteurs de cette région.

Avez-vous un plan insertion pour la jeunesse ivoirienne ?

Dans le développement de cette entreprise il y a bien évidemment le volet insertion. La preuve nous sommes plus de 15 personnes dans cette entreprise.

Nous avons recrutés plusieurs jeunes en quête de stage pour valider leur Brevet de technicien supérieur (Bts). C’est aussi l’un des objectifs de mon entreprise. Etre pourvoyeur d’emploi. Accompagner l’Etat de Côte d’Ivoire dans son programme d’insertion des jeunes ivoiriens.

A la fin du mois de mars dernier nous devions recruter parce que nous avons eu plusieurs appels d’offres de plusieurs entreprises. Mais la crise sanitaire a tout bloqué.

Quelle a été l’impact du Covid-19 sur votre entreprise?

Les travaux sur le terrain avec plusieurs entreprises ont pris un coup. Le recrutement de plusieurs jeunes en quête d’emploi ont été stoppés à cause cette situation. Sur le plan social je me réjoui du fait que je suis pourvoyeur d’emploi.

Avez-vous une proximité avec le monde agricole?

Moi-même je suis fils de planteur. Je profite de cette occasion pour dire à mes parents planteurs de stoppés l’utilisation des pesticides. Elles sont à la base de (l’acidité), au fur et à mesure que cette substance est élevée ce n’est pas bon pour la consommation humaine.

Je conseille à nos parents de revenir à la méthode de la machette . L’utilisation des pesticides a créé beaucoup de décès dans nos villages puisque c’est un produit très toxique.

Concernant le volet transformation, en son temps le gouvernement avait lancé le projet d’installation des unités de traitement dans tous les départements de la Côte d’Ivoire.

Mais cela n’a pas pu se réaliser. Aujourd’hui nous rassurons l’Etat de Côte d’Ivoire que nous avons toutes les compétences possibles de réaliser ce beau projet qui va les soulager et leur permettre de rentabiliser leur efforts (ndlr : gains financiers.).

À cause du manque d’usine de traitement dans nos régions nos parents planteurs sont obligés de vendre leur cacao frais et c’est payé à un prix dérisoire. La présence de ces usines de traitement va faire éviter à la Côte d’Ivoire la fuite des capitaux vers les pays voisins. En dehors de cet aspect, nous avons également les compétences pour le traitement de l’hévéa. Il faut que les efforts de nos parents soient récompensés.

Un appel a lancé ?

Je veux dire à l’Etat de Côte d’Ivoire qu’il nous a instruire dans les écoles prestigieuses. Et nous avons réussir aujourd’hui dans nos différents domaines. Et nous avons pu bénéficier de l’expérience de plusieurs grosses entreprises. Aujourd’hui l’Etat de Côte d’Ivoire peut compter ses propres ingénieurs. Il y a de la main d’œuvre technique et qualifiée. Les institutions de financement peuvent s’appuyer sur nous pour accompagner des promoteurs. Pour des questions de gestions de risque et autres…

Entretien réalisé par Parfait ZIO