Paulin Claude Danho-, ministre des Sports :

 

 

Lors de l’emission dénommée ‘’Invité de la rédaction ‘’ de la chaine de télévision Medi 1Tv, le ministre des Sports a égrainé les différents axes de développement du sport ivoirien

 

La Côte d’Ivoire accueille depuis plusieurs années des compétitions internationales. Quels sont les bénéfices que le sport au niveau local peut en tirer ?

Ces rencontres sportives ont démontré que la Côte d’Ivoire était de retour dans le concert des nations. Et nos sportifs en ont tiré un grand bénéfice. D’abord sur le plan technique, sur le plan de leur préparation et sur le plan de la compétition elle-même. Ils ont démontré que dans toutes les disciplines, nous avons des talents et qu’il fallait les promouvoir. Ces rencontres ont aussi montré aux yeux du monde que la Côte d’Ivoire est un grand pays. Un pays d’accueil et d’hospitalité et un pays qui sait organiser de grandes compétitions. Vous avez vu que les jeux de la francophonie ont eu un succès extraordinaire. Montrant que lorsque la Côte d’Ivoire est rassemblée  elle sait accueillir le monde et apporter sa vocation d’être le pays de la fraternité et d’hospitalité.

 Le pays bénéficie-t-il d’infrastructures importantes pour véritablement impulser le sport au niveau local ?

Les différentes compétitions internationales ont permis à la Côte d’Ivoire de bénéficier d’infrastructures structurant dans le domaine sportif. Le plus beau cadeau que nous avons eu c’est la rénovation de l’Institut national de la jeunesse et des sports (Injs) avec des infrastructures  d’accueil pour les étudiants et des plateformes techniques pour les athlètes. Et toutes ces réalisations acquises lors de l’afro-basket permettent également d’avoir un palais des sports à la dimension de nos attentes. Tout ceci répond au besoin de la pratique sportive de notre pays. D’une manière générale ces grandes compétitions ont également permis de faire de grands investissements en matière d’infrastructures mais aussi de donner de la confiance à nos athlètes et un cadre d’expression plus adapté.

Quelles sont les grandes réformes initiées pour permettre le développement du sport en Côte d’Ivoire ?

La Côte d’Ivoire est revenue dans le concert des nations avec une croissance économique extraordinaire et permanente. Vous l’avez si bien souligné. Ces croissances portées par le leadership du président Alassane Ouattara n’ont pas échappé au domaine du sport. Le sport a bénéficié d’une reforme très importante. Notamment la loi  856 du 22 décembre 2014 qui est venue pour formaliser le sport. Elle fait obligation au gouvernement d’avoir une politique nationale des sports afin que le sport devienne une création de richesse, et contribue au bien-être des ivoiriens. Des reformes structurelles ont été apportées notamment sur le plan de l’organisation au ministère des Sports et l’écosystème du sport ivoirien a été complètement revu de telle sorte que  désormais les fédérations doivent avoir des contrats d’objectifs. C’est ce que nous avons commencé à appliquer. Parce qu’à la réalité, les fédérations ont une importance capitale dans la mise en œuvre de notre politique nationale des sportsIl fallait donc que nous établissions des contrats d’objectifs et des pouvoirs de délégation. Ensuite faire en sorte que le sport de masse devienne une réalité.  Ce, pour agir essentiellement pour le bien-être de la population ivoirienne.  Nous pouvons avoir toutes les infrastructures dans le pays mais si nous n’agissons pas contre les maladies métaboliques, les maladies cardio-vasculaires, si le sport ne devient pas une habitude pour les uns et les autres, nous travaillerons en vain. Aujourd’hui l’Etat de Côte d’Ivoire, grâce à la crédibilité du Chef de l’Etat, ce sont 250 milliards de Fcfa qui ont été investis pour l’organisation de la Can 2023 en Côte d’Ivoire. Les chantiers sont lancés à Korhogo, à Yamoussoukro, à Bouaké à San Pedro et même à Abidjan pour donner à ce pays les chances d’organiser cette compétition dans les meilleures conditions possible et surtout d’accueillir l’Afrique pour une fête de la jeunesse.

A quel niveau sommes-nous exactement au niveau des chantiers ?

Ces chantiers sont très bien lancés comme je viens de vous le dire. La Côte d’Ivoire elle-même en dehors de ces chantiers de la Can bouge très bien. Vous aurez l’occasion de le constater. Sur le plan de l’électricité, de l’eau des formations sanitaires, et des écoles. Partout la Côte d’Ivoire est en mouvement. Sans oublier les ponts construits et les voiries totalement rénovées. La Côte d’Ivoire change qualitativement grâce aux investissements octroyés par le gouvernement sous la dextérité du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Concernant spécifiquement le sport, ce sont plus de 250 milliards fcfa. Lors de la visite du Chef de l’Etat nous avons profité pour faire des visites à Yamoussoukro à Bouaké et nous avons constaté que les choses avancent très bien. Nous serons totalement prêts pour la Can 2023. La Côte d’Ivoire pourra offrir à toute l’Afrique une fête exceptionnelle.

Quels sont les enjeux pour la Côte d’Ivoire d’organiser cette compétition.

C’est de permettre à la jeunesse africaine de retrouver la Côte d’Ivoire qu’elle a perdu de vu à cause de ce que nous avons connus par le passé (Ndlr : la crise post-électorale de 2011). La Côte d’Ivoire c’est véritablement le retour dans le concert des nations. La Côte d’Ivoire sur le plan international a un rayonnement. Ils sauront aussi que la Côte d’Ivoire est la locomotive de l’Afrique de l’Ouest sur le plan économique, politique et sociale. Elle  est de retour dans le concert des nations. Et ce retour doit être matérialisé et porté par des évènements importants. Il y a des jeux de la francophonie. Comme tout le monde le sait le football est le sport roi.  Nous voulons organiser la Can avec beaucoup de dextérité et toute l’expertise que les ivoiriens ont. Nous attendons cette compétition avec beaucoup de joie. Il ne faut pas oublier que ces investissements structurants qui sont faits dans le domaine du sport boostent notre économie. Ce sont les emplois qui sont créés. Au terme de toutes ces rencontres, ces infrastructures vont servir à la pratique du sport. Donc au développement de toutes les disciplines sportives. Pas seulement le football. Les stades qui sont construits sont des stades aux normes internationales qui pourront également servir à d’autres disciplines sportives. D’une manière générale c’est le sport qui gagne surtout la Côte d’Ivoire sur le plan économique. Mais surtout la fierté des ivoiriens.

Quel est votre vision du sport ivoirien  dans 10 ans.

La vision du développement du sport est fondée sur la grande vision qu’a le président Ouattara qui est le développement de notre pays. La Côte d’Ivoire doit être un pays moteur de rassemblement, de cohésion de paix. Et pour porter la paix et de grandes valeurs de rassemblement, il n’y a pas d’autre vecteur que le sport. Le sport doit être au cœur de la cohésion, du rassemblement des africains, du partage de générosité et du fair-play. Il  doit être aussi un moteur de croissance économique et de création de richesses. La loi sur le sport doit permettre aux athlètes de vivre de leur métier. Une autre vision que nous avons c’est de faire en sorte que le sport sert à lutter contre toutes les maladies métaboliques.

Interview retranscrite par

Parfait ZIO