Le numéro 1 du parti de Mamadou Koulibaly en Autriche et Allemagne a décidé de se prononcer sur l’actualité de la nation. Suite à plusieurs actions politiques menées ces derniers temps, Benjamin Téhé ne veut pas rester muet face à cela. Dans cet entretien l’homme politique donne son point de vue et livre le projet de son parti pour les ivoiriens

 

 

L’Assemblée nationale ivoirienne a levé l’immunité parlementaire de Guillaume Soro ainsi que  cinq députés qui lui sont proche. Quel commentaire faites-vous ?

 

Benjamin Téhé : Vous parlez de cette structure spécialisée du rdr  ou d’un organe sensé représenter le peuple ivoirien ? Sachez que ce regroupement d’adeptes dénommé abusivement parlement ne fait rien qui puisse étonner les personnes avertis de la scène politique ivoirienne. C’est le contraire qui nous aurait étonnés. Les ivoiriens méritent mieux que cette caisse de résonnance où les quelques velléités de contradictions démocratiques sont malheureusement décapitées avec des méthodes dont seul le rdr a le secret.  Dommage pour SORO et ces députés. Ils découvrent enfin l’amère saveur de la lutte pour la liberté. L’espoir est encore possible. Octobre n’est plus loin.

 

A l’approche de la présidentielle 2020, les Ivoiriens doivent-ils s’inquiéter au regard du climat sociopolitique qui prévaut en Côte d’Ivoire ?

B.T : Les Ivoiriens doivent non seulement s’inquiéter mais aussi et surtout se préparer à toutes éventualités vue que rien n’est fait pour apaiser ces craintes. Il faut être dupe pour croire que nous sommes dans une démocratie, donc à l’abri d’une seconde crise pré-électorale. Cette dictature pernicieuse du rdr n’a d’autre objectif que d’installer la terreur, la frayeur et faire planer le spectre d’une autre guerre pour terroriser les plus faible d’esprit à abandonner la lutte pour la liberté.

L’Eglise catholique après avoir prévu une marche pacifique pour des élections apaisées y a renoncé. Que vous inspire cette démarche ?

B.T : Imaginez que le pasteur Martin Luther King ait renoncé à faire son discours «  i have a dream », imaginez que le Dalaïlama ait renoncé à lutter pour ces frères persécutés, imaginez que l’archevêque Desmond TUTU ait renoncé à soutenir Nelson Mandela lors de l’apartheid, imaginez que le grand Mufti d’Al-azhar d’Egypte ait renoncé à dénoncer les exactions de l’état islamique, imaginez que l’Imam AGUIB TOURE ait renoncé à dénoncer l’injustice qui s’organisait autour du pèlerinage l’an dernier etc etc. Autrement dit, la politique et la religion n’ont jamais été éloigné l’un de l’autre. Toutefois, la décision de l’église catholique est très sage mais reste un couteau à double tranchant pour qui sait lire entre les lignes. Cette décision laisse malheureusement transparaitre la face hideuse et puante de cette démocratie de Ouattara dont l’apogée s’annonce à grand pas.

 

Nous sommes à quelques mois de la présidentielle, comment se porte LIDER ?

B.T : Lider plus que jamais se porte très  bien et les Ivoiriens ne cessent de continuer d’adhérer jours et nuit à notre projet de société. Les ivoiriens ont désormais grâce à notre méthode pédagogique les yeux « dédja » (ouvert). Le candidat Mamadou Koulibaly en prophète de scène politique avait déjà prédit tout ce qui arrive y compris la chute prochaine de Ouattara. Il ne reste qu’aux Ivoiriens de se préparer pour porter Lider et son candidat au pouvoir en Octobre prochain pour enfin redonner à la Côte d’Ivoire sa dignité perdue, permettre aux populations Ivoiriennes (jeunes, les femmes, les hommes) et tous ceux qui vivent sur cette terre d’espérance de retrouver la quiétude et la sérénité d’un pays démocratique et prospère.

Que répondez-vous à ceux qui vous reprochent de faire cavalier seul en tant que parti politique d’opposition ?

B.T : Lider fait chemin avec le peuple donc nous ne sommes pas seul à moins que la force du peuple ne compte pas pour ceux qui pensent ainsi. L’histoire politique récente de notre pays appelle à la prudence devant des alliances dont les contours ne sont pas clairement définis encore moins producteurs de dynamique démocratique. Les alliances d’accords, mais pour la Côte d’Ivoire. Tout autre objectif en dehors de celui-ci serait contraire au projet de société que nous proposons aux Ivoiriens.

Le maire de Tiassalé, Assalé Tiemoko estime que le pouvoir doit suspendre les réseaux sociaux pendant la période électorale. Est-vous d’avis avec lui?

B.T : Cette manière sclérosé  de pensée du sieur Assalé est un épiphénomène. Ce genre  de déclaration épidermique dénote d’une méprise même de la nature du métier qu’il exerce. Imaginez-vous une agence de communication faire une annonce à la crié dans tout le district d’Abidjan en 2020 pour un recrutement ?  Dans un monde aussi digitalisé comme le nôtre, cette proposition est comme une malédiction non seulement pour le pouvoir rdr mais aussi pour celui qui l’a pensé. Cependant, cette idée diabolique est l’apanage des dictatures émergentes, et le régime de Ouattara n’hésitera pas sur l’occasion pour déployer son arsenal dictatorial et tenter l’expérience.

Mamadou Koulibaly est le candidat déclaré de LIDER à la présidentielle de 2020. Que propose-t-il concrètement aux Ivoiriens ?

B.T : Nous proposons un environnement social et politique apaisé et propice au dialogue. Une justice pour tous sans distinction. Une société de méritocratie pour rompre définitivement avec le rattrapage ethnique. Une attribution gratuite des titres fonciers aux ivoiriens pour qu’ils en soient enfin les propriétaires.  Une réforme du système sanitaire et éducationnel pour favoriser le développement effectif du pays.   Une sécurisation concertée de nos frontières avec nos voisins immédiats car c’est seulement à ce prix que nous pourrons être efficace face aux menaces et trafiques de tous genres.  Une rupture avec le système de monopole dont nous sommes victimes. Et une séparation immédiate avec cette monnaie coloniale qu’est le franc cfa.

Entretien réalisé par Franck EBI