Présidentielle 2020 : ce qui risque de tout gâter entre Ouattara et Bédié

L’idylle entre Ouattara et Bédié pourra t-il résister aux intérêts personnels des deux poids lourds du Rassemblement des Houphouëtistes ? De sources proches des deux leaders du Rhdp, le choix du candidat unique en 2020 risque de sceller la fin de la lune de miel entre Ouattara et Bédié. « Alassane Ouattara est pour la paire Duncan-Amadou Gon en 2020 », nous confie notre source.

Selon cette source bien introduite, Daniel Kablan Duncan serait le choix du président Ouattara au cas où le candidat unique devra être issu du Pdci dirigé par Bédié. « Duncan est plus Alassanïste que Pdci ce qui fait les affaires du Rassemblement des républicains (Rdr) car Duncan est le seul au Pdci qui peut garantir les acquis des cadres du Rdr après le départ d’Alassane Ouattara du pouvoir en 2020 », nous confie notre source. « Amadou Gon sera positionné vice-président en 2020 si les plans de Outtara ne sont pas contrariés par son allié du Pdci », murmure-t-on dans les arcanes du pouvoir.

Des les couloirs du Pdci, on affirme «  Il reviendra au Pdci de choisir librement son candidat. Le moment venu, Bédié donnera la ligne de conduite à tenir », rassure-t-on.

Conscient que Bédié manœuvre en sourdine pour imposer un candidat Pdci actif moins attaché à Alassane Ouattara, le pouvoir actuel a déjà un plan B, a en croire notre source. « Si Bédié refuse Duncan comme candidat unique du Pdci, chacun ira en rang dispersé en 2020. Ce sera l’argument idéal pour lancer Amadou Gon Coulibaly dans la course à la présidence », rassure notre source. « le Rdr peaufine l’image du premier ministre Amadou Gon à travers les nombreuses cérémonies d’hommages à Ouattara dans plusieurs localités et le lancement de certaines infrastructures qu’il préside. Objectif, positionner Gon Coulibaly en cas de désaccord avec le Pdci sur le choix Duncan », ajoute notre source.

S’agissant de Guillaume Soro, notre interlocution lâche : « S’il est sage, il reviendra à la primature car 2020 est déjà bouclé».

Dimitry Chrysostome