Joint au téléphone lors de son passage en Belgique 🇧🇪 pour l’installation de la coordination de ce pays, le délégué régional à l’implantation de l’Allemagne et l’Autriche se prononce sur l’actualité ivoirienne et internationale.

 

Depuis le début de la rentrée scolaire, les scandales se multiplient au niveau du ministère de l’éducation national. Quel est votre analyse ?

BENJAMIN TEHE : Je l’ai dit ici à plusieurs reprise à certains journalistes : le mal de notre pays, d’hier à aujourd’hui c’est notre manque de rigueur dans l’éducation, notre manque de formation, notre manque de connaissance, notre refus d’apprendre avec patience. Ne dit-on pas que faute de connaissance mon peuple périt ? Hélas c’est une vérité immuable. Comment voulez-vous que les COGES se comportent quand la tutelle est passée maitresse en surfacturation de commande des tables-bancs que nos jeunes entrepreneurs pouvaient confectionner ici ? À ce jour, les frais d’inscriptions varient d’une ville à une autre, d’un établissement à un autre, d’un  parti politique à un autre. Nous sommes dans une véritable cacophonie administrative mais cela n’est qu’une suite logique de ce que le RDR attendait comme résultat en confiant ce ministère à Mme Kandia kamissiko.

Mais pourquoi le ministère semble ne pas se pencher sur ce problème ?

B.T: Le ministère est dans la logique de passer tout cela sous silence mais comme les faits sont têtus, chaque jour qui passe arrive avec son lot de scandales. Des élèves affectés dans des établissements fictifs. Des établissements en finition en pleine année scolaire. Des établissements sans enseignants. Des établissements de 90 à 100 élèves par classe. Des établissements sans tables bancs. Des enseignants transformés en apprentis menuisiers pour les besoins de la cause. L’inexistence de matériel de base pour les cours. Les difficultés de l’école ivoirienne ont atteint un niveau intolérable. Certains établissements sont devenus de véritable fumoir. Voyez-vous ? « Un loup apprivoisé n’en fait pas un agneau » ceci pour dire que le dessin du pouvoir en nomment kandia Camara n’était pas de révolutionner le système éducatif mais bien au contraire pour le détruire, le déconstruire, le spolier, le profaner. Elle a vraiment réussi sa mission. Cependant, il est temps de lui dire ça suffit. Et cela grâce à l’élection présidentielle de 2020.

Quel commentaire faite vous des manuels scolaires avec ces coquilles ?

B.T: (Rire !) Dans un tel cas de figure, il ne s’agit plus de coquilles mais de fautes graves et inacceptables. Ces documents devraient être à ce jour retirer du circuit mais hélas ! Mille fois hélas ! Des manuels avec notre hymne national remplis de fautes et tout ceci avec la bénédiction du ministère. Il faut vraiment que les organisations de la société civile et les parents d’élèves se lèvent et prennent leurs responsabilités.  Nous ne faisons qu’interpeller et dénoncer mais ils sont les premiers concernés. Nos centres de formations pédagogiques regorgent de très grands formateurs et de très célèbres psychopédagogues. Mais pour que les enseignants puissent donner le meilleur d’eux-mêmes, il faut qu’ils soient dans les conditions nécessaires pour dispenser ce savoir.

Un étudiant a été retrouvé assassiné dans des conditions dramatiques par ces camarades et certains individus. Quel regard portez-vous  sur la violence en milieu universitaire et avez-vous des solutions à LIDER ?

B.T : Merci ! Je voudrais dans un premier temps présenter mes sincères condoléances à la famille de la victime, à ces condisciples et à tous ceux qui comme moi furent choqués face à une telle cruauté et barbarisme.  C’est vraiment regrettable de toujours entendre de tels actes dans les milieux universitaires. Depuis l’introduction de la violence sur les campus universitaire et l’instrumentalisation de la FESCI, les choses sont devenues complexes. Cet instrument de lutte pour la revalorisation  et la dignité des étudiants traverse depuis bien des années une grave crise de confiance vis-à-vis de ceux qu’ils sont sensés défendre mais cela est dû au faite que chaque régime exploite la situation de souffrance de ces étudiants en fonction de la météo politique.  Malheureusement les conséquences sont là et nous ne devons pas nous dérober en accusant X ou Y. Les dérives sont certes vraies mais c’est le signe d’une société ivoirienne malade et agonisante qui transparait à travers cette organisation et biens d’autres structures.  J’espère que le tout nouveau SG Saint-Clair ALLAH trouvera la stratégie pour redorer le blason de sa structure.  Notre candidat, le professeur Mamadou koulibaly à travers son projet de l’éducation ambitionne de révolutionner tout le système éducatif. Favoriser une adéquation entre formation et employabilité. Le développement des compétences tout le long de la formation afin de faire germer le génie qui dort en chaque apprenant mais aussi et surtout donner l’opportunité au entreprise de participer au rayonnement de la recherche en équipant, finançant et octroyant des bourses d’études de recherches. L’apprentissage de l’anglais deviendra obligatoire dès le primaire car il nous faut rendre notre système compétitif et performant. A LIDER nous ne cessons de le répéter, la première des matières sur laquelle il faut agir, c’est bien l’Homme. Un Homme en bonne santé, bien éduqué, bien formé et évoluant dans un environnement sécurisé, est un gain pour les générations présentes et futures. Il ne faut pas ruser avec l’éducation car c’est tout le pays qui subit les conséquences.

« nous sommes ouverts, avec le président de la république, à une réforme ambitieuse de la zone franc » déclarait le ministre français de l’économie Bruno le maire lors d’une conférence de presse à Paris à l’issu d’une réunion des ministres des finances et des gouvernements des pays membres du franc CFA. Quel commentaire ?

B.T : La position de notre parti LIDER sur la question du franc CFA est connue de tout le peuple ivoirien et de tous nos partenaires. Le professeur Mamadou Koulibaly, candidat à l’élection présidentielle 2020 a écrit des livres, animé des conférences et des colloques, participé à des tables rondes sur le sujet. Que des ministres aillent se faire les caisses de résonnances du colonisateur en ce troisième millénaire ne devrait choquer personne. J’éprouve plutôt de la pitié et de la honte pour ces genres de personne. La France est dans son rôle mais il nous appartient, jeunesse africaine et peuple souverain de donner une orientation à notre destin et non un groupe de mafieux qui ne protège que les intérêts de leurs entreprises et celles de leurs petits copins. C’est pour cette raison que nous demandons au peuple de rester mobiliser pour porter Mamadou Koulibaly au pouvoir afin de tirer un trait définitif avec cette monnaie de servitude et avec elle tous les accords qui en découlent. Ce sera le départ d’une véritable indépendance.

La pluie a fait plusieurs victimes et dégâts dans Abidjan et à l’intérieur du pays. Quel commentaire ?

B.T : je voudrais exprimer ma compassion aux parents des victimes et à tous ceux et celles qui ont tout perdu du fait des inondations. Fasse Dieu que vous soyez consolé. Voyez-vous ? Dans ce pays, le crime écologique n’est pas punit. Et nous subissons tous les conséquences.  A LIDER, nous disons que chaque  ivoirien doit être propriétaire de sa terre. Ainsi, il y aura le principe de responsabilité. Quand les gens détruisent l’environnement et qu’ils ne se rendent pas compte que cela aura des répercussions à court et long terme sur toute la société, c’est dangereux et grave. Dès qu’il y a une petite pluie, c’est la catastrophe. Les embouchures sont restées fermées sans que cela n’alerte ni les autorités communales encore moins politiques. La désertification avance à grand pas et bientôt nous seront un pays désertique. Mais tout ceci a pour cause, la concentration des pouvoirs dans les mains de l’état et la pauvreté des populations. L’état va venir arranger çà, laisse tomber l’état va faire. Aucune responsabilité. C’est triste mais nous ne sommes pas encore à l’abri. Plus de forêt classée, plus d’espace vert à Abidjan. Et qu’espérez-vous ? Soyons sérieux ! Ce sont les signes annonciateurs de la catastrophe. Franchement, il faut sauver notre environnement. Et cela passe par une réorientation de la politique foncière.

Votre mot de fin.

B.T :  Le délégué régional de Belgique, Bohoui Piekoura et moi  exhortons tous les ivoiriens, les femmes, les jeunes, le seniors, la diaspora, les élèves et étudiants ; tous ceux qui sont en âge de voter à se tenir prêt pour choisir le candidat Mamadou Koulibaly et l’élire comme président de la république. C’est une question de salut. Nous devons changer les choses. Nous devons changer le cap. Nous pouvons le faire et le réussir.   LIDER vous donne cette ultime occasion afin qu’ensemble nous transformons notre pays pour le hisser parmi les  grandes nations démocratiques et modernes.

Interview réalisé par Parfait ZIO